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Soigner ou accompagner ? L’Humain qui se profile demain

Soigner ou accompagner ? L'Humain qui se profile demain

J’ai passé une intéressante journée aujourd’hui. En apparence j’ai surtout traîné en pyjama et regardé Netflix au lieu de bosser sur mes projets, mais en profondeur il s’est en réalité joué beaucoup de choses “là-dedans” ces dernières heures, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences.
Il y a ces journées “pyjama” joyeuses où l’on est dans un état d’esprit cocooning, et c’est doux et joyeux à vivre. Et il y a les autres. Celles où le pyjama est l’aveu de notre capitulation face à la temporaire merditude des choses. Aujourd’hui pour moi c’était la deuxième option.
A un certain point, je suis descendue à la cuisine et pourtant je ne voulais rien et là, en mode automatique, je me suis mise à préparer un chocolat chaud en chantant une chanson d’amour que j’aime particulièrement : Fly me to the moon, la version de Sinatra. Et soudain j’ai pris conscience que, mon corps faisait ces gestes familiers et réconfortants, chantait cette chanson “doudou” mais... ce n’était pas moi. Enfin plutôt, c’était une partie de moi, qui faisait ça pour cette autre partie de moi qui se sentait complètement nulle, déprimée et perdue. Une partie de moi, inconditionnellement aimante, infiniment patiente, sereine et douce, confiante comme quelqu’un qui connaît tout ça par coeur parce qu’elle a déjà marché sur ce chemin, comme une mère ou une grand-mère ; préparait un chocolat chaud en chantant une chanson d’amour et d’aventures joyeuse et tendre, pour une autre partie de moi, ado inexpérimentée et apeurée, qui doutait fortement de pouvoir faire quoi que ce soit de sa vie et qui voulait juste se pelotonner sous sa couette et ne plus jamais rien tenter. Aujourd’hui, j’ai vécu en conscience un magnifique exemple de ce qu’on appelle “l’amour de soi”. C’était tellement puissant et émouvant que j’en ai pleuré de joie et de gratitude, en rigolant, en chantant et en touillant mon chocolat.
Quelques heures plus tard j’ai pris un bain, dans lequel j’ai médité en m’adressant à l’âme d’un homme que j’ai rencontré il y a peu. Je lui disais tout ce que j’appréciais chez lui et aussi tout ce que je n’arrivais pas à accepter à son sujet, en terminant par la phrase rituelle “mais je te pardonne et je me pardonne”. Comme il restait là à me regarder en souriant, j’ai su que ce n’était pas terminé. Qu’est-ce que j’étais en train d’apprendre grâce à cette rencontre ? J’ai ainsi pu voir que j’avais comparu en procès de moralité, il y a bien longtemps de cela. Que j’avais été examinée au sujet de qui j’étais, de mes valeurs, mes croyances... et que j’avais été condamnée à mort et exécutée pour ça. Pour n’avoir pas été “correcte” ou “acceptable” aux yeux de certaines personnes. J’ai vu que j’avais gardé des traces de ce trauma, que j’avais maintes fois rejoué cela, dans ma relation à moi-même et dans ma relation à autrui, et que je faisais aujourd’hui subir exactement la même chose à cette homme. J’ai vu que j’étais en train d’apprendre ce qu’est la véritable et inconditionnelle acceptation, la tolérance, l’amour, l’accueil, le non-jugement... J’ai transformé l’expérience, guéri le trauma, intégré l’enseignement, et l’homme a disparu de ma vision, emportant avec lui ma bénédiction et ma gratitude pour ce qu’il m’avait permis de voir et de guérir, c’est à dire aimer.
Vers 22h ce soir, je disais à un homme avec qui j’ai une connexion très particulière bien qu’intermittente, à quel point j’étais fâchée contre moi-même. Lassée de cette impression de pédaler dans la semoule, de ne pas m’honorer pleinement, de faire un pas en avant vers ma pleine révélation et un pas en arrière vers l’ancienne version de moi, que tout cela n’allait pas assez vite et toute la frustration et le dégoût que je ressentais à ce sujet. Lui me parlait des choix majeurs qu’il était en train de faire pour sa vie, des changements décisifs qu’il vivait, et je lui disais “ok, ce n’est pas rien, prends ton temps pour digérer et intégrer tout ça”. Il paraît qu’on dit aux autres ce qu’on a besoin d’entendre pour soi-même... Je suis particulièrement d’accord concernant ce conseil que j’ai donné à mon ami ce soir. C’est exactement ce que je vis, et que j’ai besoin d’entendre en ce moment !
Puis plus tard encore, je discutais avec un homme avec qui je me suis maintes et maintes fois incarnée. Nous parlions du changement majeur de paradigme que nous étions en train de vivre en tant qu’espèce, que l’ère-illusion de la maladie, liée aux rôles et aux relations “thérapeutes-patients” et aussi aux déséquilibres de puissance, était presque révolue. Je lui disais que j’éprouvais beaucoup de difficultés à trouver ma place dans tout cela, à évoluer vers le prochain paradigme, moi qui avais été “healer” et donc pris activement part à ce jeu de la maladie, pendant tant et tant de vies et aussi une bonne partie de celle-ci. Je lui parlais de mon ressenti, qui est le suivant : il me semble que la juste posture pour moi désormais, est de rappeler aux êtres qui ils sont, quelle est leur véritable nature, leur véritable potentiel, leur véritable puissance, et ce qu’ils sont venus faire ici. Et c’est en substance l’essentiel des messages énergétiques que j’ai transmis à mes clients depuis la fin de l’année 2017. Bien sûr à titre personnel, je ne sais pas ce que c’est. Je ne fais que transférer le signal d’activation, le rappel, le réveil ; qui est par ailleurs transmis en continu et avec une intensité exponentielle à toute la planète depuis environ trois années, selon mon ressenti personnel.
J’ai conclu mon échange avec cet ami, par ceci : les healers ne sont déjà presque plus nécessaires. Aujourd’hui il s’agit d’accompagner le réveil et de faciliter la révélation de soi-même à chacun-e. Demain, les humains seront essentiellement des créateurs.
Alors que je partage ceci avec vous au milieu de la nuit, je mesure à quel point je suis active, nuit et jour, depuis des semaines. Sur des plans invisibles à l’oeil, sur des plans non-mesurables par nos critères et échelles habituels du “faire”. Aujourd’hui je prends conscience que je SUIS et CHANGE intensément... Dans cette perspective, ma journée pyjama-Netflix me paraît un excellent alibi pour toute cette (r)évolution intérieure en cours... ;)
J’espère que la vôtre, qui a lieu aussi en ce moment j’en suis certaine, se passe au mieux pour vous. Si vous sentez que vous avez besoin d’être accompagné-e pour un moment, pour négocier un passage plus délicat, pour acquérir un peu plus de clarté, je suis là. C’est mon métier, ma passion et ma vocation, et c’est avec joie que je marcherai avec vous :)
Véronique Blanchard - Réveille-Joie ! révèle ton infinie puissance

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