Suis-je victime de violences ou d'abus ?

Suis-je victime de violences / d'abus ?

Avez-vous été ou êtes-vous dans une situation / dynamique violente ou abusive ?
Vous savez que Réveille-Joie ! accompagne les personnes, et le plus souvent des femmes, qui ont fait l'expérience de dynamiques abusives ; les aide à accepter, aimer et exprimer leur Vrai Soi en toute sécurité ; et à créer une vie alignée avec qui elles sont véritablement.
Le problème ?
A ce jour, et même si, heureusement, la conscience collective s'éveille et s'ouvre progressivement à ce sujet, la plupart des gens ne savent pas encore définir clairement ce qu'est la violence ou l'abus, ni à quel moment le seuil entre "comportement / discours ok" et "comportement / discours pas ok" est franchi (que ce soit en tant qu'émetteur ou en tant que receveur).
Plus intéressant, il semble que lorsqu'on est soi-même dans une dynamique violente / abusive, on ne s'en rende pas compte (ou on ne veut pas le faire parce que ça rendrait notre réalité trop insupportable) et donc on ne la nomme pas ainsi. Et lorsqu'on sort de cette dynamique, il semble qu'il faille un délai plus ou moins long, des rencontres, des lectures etc pour comprendre que non, ça n'était pas du tout ok, ça n'était pas du tout normal. Et il faut encore du temps pour qualifier la situation, la relation, la dynamique, de violente et abusive. C'est d'autant plus difficile lorsque ce sont les "codes" que l'on vous a enseigné dans votre enfance, et que la violence et l'abus constituent votre socle, votre norme, votre maître-étalon. Bref, c'est parfois un long parcours.
Ainsi, dans l'intervalle, toute démonstration, même infime, de gentillesse, de reconnaissance, d'intérêt, prend pour vous des proportions et des significations gigantesques et là... c'est au minimum la dépendance affective et vous ferez n'importe quoi, y compris rester dans une relation toxique ou devenir vous-même violent.e et abusif.ve, pour garder l'attention et l'affection de cette personne ou d'une autre ; au pire la mise sous emprise par un.e manipulateur.manipulatrice / pervers.e narcissique etc. Probablement les deux, au gré de votre existence, tant que vous n'aurez pas pris conscience de ce que sont la violence et l'abus.
J'en parle en connaissance de cause : il m'a fallu 30 ans et plusieurs relations violentes et abusives de toutes natures, personnelles et professionnelles ; ainsi que plusieurs dépressions et un burn-out ; pour seulement commencer à comprendre que NON ce n'était pas normal ni acceptable que quelqu'un me parle comme ceci, me traite comme cela, me donne si peu, exige autant, etc. Et que, systématiquement me sentir mal, épuisée, en danger ou comme une m*rde en présence de Untel, mais néanmoins me forcer à rester, n'était pas sain ni acceptable (et encore moins de l'amour ou un acte de compassion !!!!).
Et encore quelques années de plus pour saisir que j'avais raison de faire confiance à mon ressenti corporel ou émotionnel, surtout lorsqu'il crie ALERTE ! et d'agir en conséquence immédiatement ; et que j'avais le droit de poser des limites, de dire non, de couper court, de laisser tomber, de me protéger, de m'éloigner, y compris de personnes que je connais depuis toujours. Et que les autres avaient le droit de faire pareil, y compris avec moi.
Il m'a aussi fallu du temps, et du courage, et de la persévérance ; et investir dans divers accompagnements et thérapies, conventionnels et alternatifs, pour apprendre quels étaient mes droits fondamentaux en tant qu'Être (je ne vais pas dire "humain" parce que, en avançant sur ce chemin, on comprend très vite que ces droits s'appliquent à TOUT CE QUI EST) ; ce que c'est vraiment que de se sentir bien ; ce qu'est que la sécurité ou encore recevoir de la reconnaissance ou de la bienveillance ou connaître sa propre valeur ; la différence entre emprise ou dépendance, et amour ; et de nombreuses autres choses qui semblent peut-être évidentes à certain.e.s et qui sont totalement "aliens" ou de l'ordre du fantasme pour d'autres, comme elles l'étaient pour moi.
Bref, ce sont mes symptômes (mal-être, perte de sens, vide intérieur, désamour de moi, addictions diverses, relations horribles, échec professionnel) qui m'ont offert un fil conducteur et guidée vers les causes que j'ai conscientisées après des années de quête intérieure et de thérapie : la violence et l'abus. Avant ça, et bien... je n'en savais rien. C'était ma "normale" et mon "point de référence".
Sur le forum d'un très célèbre site internet francophone traitant de santé, les participantes (femmes uniquement, de 16 à 60 ans) décrivent des situations clairement abusives mais pourtant les mots VIOLENCE et ABUS ne sont JAMAIS utilisés !
De plus, les autres membres qui leur conseillent diverses actions, réactions, postures, n'utilisent pas non plus les mots violence ou abus.
Sur ce site, le mot ABUS n'est utilisé qu'avec l'adjectif qualificatif "sexuel" et surtout dans les articles du site dédié au sujet. Il semble que l'agressivité verbale ou physique ne soit même jamais appelée VIOLENCE.
Bref, ce que je veux dire, c'est que ces personnes qui témoigne d'un quotidien violent et abusif, et ces autres personnes qui leur répondent, ne savent pas dire, ou peut-être ne peuvent pas (encore) admettre, qu'il s'agit-là de violence et d'abus.
C'est le moment d'attraper le dictionnaire le plus proche (merci internet) :
Le dictionnaire Larousse définit la violence ainsi :
Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructrice.
Caractère de quelqu'un qui est susceptible de recourir à la force brutale, qui est emporté, agressif.
Extrême véhémence, grande agressivité, grande brutalité dans les propos, le comportement.
Abus de la force physique.
Ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d'armes, des relations d'une extrême agressivité.
Contrainte, physique ou morale, exercée sur une personne en vue de l'inciter à réaliser un acte déterminé.
Et l'abus, ainsi :
Mauvais emploi, usage excessif ou injuste de quelque chose : abus des médicaments. Abus de confiance.
Fait d'outrepasser certains droits, de sortir d'une norme, d'une règle et, en particulier, injustice, acte répréhensible établis par l'habitude ou la coutume ; excès.
Et voilà comment ces personnes, qui clairement vivent des dynamiques violentes et abusives, parlent de leur expérience, de leur quotidien, de leur passé :
il me rabaisse, me critique constamment, m'humilie en public ou en privé ;
s'énerve pour un rien, me crie dessus, mais après il s'excuse, il est désolé ;
il est tour à tour dépressif et fou de colère, mais dans tous les cas il est le centre de l'attention et c'est lui qui va le plus mal (selon lui) ;
il m'attrape par le bras, me secoue, me tire les cheveux, me gifle, me cogne (etc) ;
il me force à faire xyz chose ;
il fait des scènes quand je veux / vais voir mes proches ; 
il me trompe, il me ment, puis il nie et me traite de folle ;
il a toujours des raisons parfaitement crédibles et raisonnables d'agir comme il le fait ;
il dit que c'est moi qui l'énerve, que je suis trop ceci ou pas assez cela, que je suis l'unique responsable de ce qui se passe dans la relation ;
il me fait du chantage affectif, menace de se suicider ;
il fait tout cela de façon très claire et explicite, ou au contraire très sous-entendue dans les mimiques et les soupirs, ou les deux ;
(Etc. Liste non-exhaustive)
ça fait des années que ça dure, il dit qu'il est désolé et qu'il se sent coupable, qu'il va aller en thérapie et que ça va aller mieux, mais ça n'arrive jamais.
(Et aucune d'entre elles n'utilise jamais le mot violence ou abus).
[Aparté important : sur ce site, les auteurs de violences sont majoritairement des hommes, et ces personnes qui partagent leur expérience sont majoritairement des femmes ; mais ça peut arriver dans l'autre sens, dans tous les sens, d'ailleurs. Une victime de violence est ou devient souvent auteure de violence à son tour, parfois simultanément. Egalement, ce n'est pas parce qu'on voit peu de témoignages d'hommes ou d'enfants, qu'il ne leur arrive rien. C'est surtout parce que c'est compliqué pour les hommes d'exprimer les ressentis, l'intime, et d'admettre qu'ils sont sous emprise ; et pour les mineurs, notamment les plus jeunes, de s'exprimer sur internet, ou encore de dépasser la honte et la culpabilité, ou de mettre leurs proches en danger en témoignant. Il faut souvent des années pour enfin exprimer ça. Quel que soit votre âge, sexe, genre, quelle que soit votre orientation sexuelle, quel que soit le type de relation (amicale, amoureuse, familiale, professionnelle, etc.) vous pouvez être concerné.e.]
Mais parfois il est vraiment adorable (ou il a l'air de l'être) et puis il a plein de qualités, alors...
Est-ce que c'est moi qui suis trop sensible, qui exagère ? => NON.
C'est LE grand classique des victimes de violences et d'abus : se remettre en cause de façon exagérée puis glisser sans s'en rendre compte vers la culpabilité et la honte. Ceci étant renforcé parfois par la stratégie de l'abuseur, majoritairement inconsciente :
-de rejeter toute forme de responsabilité sur les autres : son propre abuseur à lui ; et sa / ses propres victimes (donc vous).
-de faire semblant de prendre ses responsabilités MAIS immédiatement de bien insister à quel point il se sent coupable et malheureux d'avoir fait tout ça, bref... Il se sent plus mal que vous, et il est encore une victime, de lui-même cette fois, mais c'est vous qui culpabilisez...
-de brouiller vos propres repères au sujet de qui vous êtes et vos valeurs, et ce qui est ok de faire ou non (ce que vous faites vous, ce qu'il fait lui, etc).
Sauf que vous l'avez compris, un auteur de violences / abuseur a aussi été, ou est, une victime...
- vous le savez, il le sait, il en joue, il vous culpabilise activement ou sème les graines de votre propre sentiment de culpabilité
- vous défendre ou partir est d'autant plus compliqué que vous ne voulez pas l'abandonner ou le blesser, parce que vous avez peut-être un lien affectif, familial, professionnel, bref il y a une "histoire", des "codes", des croyances, des modèles, des contrats, des promesses, des voeux, plus ou moins conscients, auxquels vous croyez, que vous voulez honorer coûte que coûte sinon... ce serait vous, le.la "méchant.e"... et personne ne souhaite être vu comme cela, n'est-ce pas ? Déjà que vous vous croyez complètement nul.le et indigne de respect...
Bref, vous n'y voyez pas très clair, et vous vous sentez coincé.e, incapable de prendre une décision.
Vous perdez de vue que vous êtes face à un.e adulte.
Vous perdez de vue qu'iel est souverain.e dans sa vie et qu'iel a le libre-arbitre, le libre-choix, et la responsabilité de ses actes.
Vous perdez de vue que son enfance horrible, ses problèmes au travail ou le dîner brûlé ne sont en aucun cas des excuses pour faire preuve de violence.
Et là, c'est intéressant, parce que si l'on y réfléchit deux minutes, et si on prend un peu de recul, à la lumière de ces mots... Nous pouvons voir que nous avons vécu, nous vivons, toutes et tous des dynamiques violentes et abusives à toutes les échelles. Par petites ou grosses touches. Dans toutes les sphères de la vie, depuis notre éducation jusqu'à notre rapport avec la planète, en passant par notre culture, nos mots, notre vie politique, notre corps.
Ainsi, vous lisez ceci et vous vous dites peut-être "non mais une claque n'a jamais tué personne" ou "c'est important de poser des limites fermes aux enfants" ou "c'est la loi du plus fort c'est normal" ou "mes parents m'ont élevé.e à la dure et ça a fait de moi quelqu'un de [insérez ici vos qualités]" ou "il faut se forcer, se faire un peu violence, dans la vie !" ou même "non mais de quoi elle se plaint celle-là, c'était pire avant / c'est pire pour d'autres gens, dans d'autres endroits du monde", etc... Et CA c'est de la négation d'expérience et de ressentis (les miens, les vôtres, ceux des autres) et c'est... violent, et abusif.
Autant dire que OUI, NOUS AVONS ENCORE DU CHEMIN A FAIRE, individuellement et collectivement.
(Ce n'est pas le moment d'opposer l'individuel et le collectif, prenez vos responsabilités, point final.)
Jusqu'ici, je pense que vous avez déjà lu des histoires et des points de vue similaires.
Mais ce qui va suivre, vous ne l'avez peut-être pas encore entendu.
Voici ce que j'ai découvert au sujet des dynamiques violentes et abusives :
CE QUI NE VA PAS VOUS AIDER
- adopter "victime" ou "bourreau" comme LA vérité, une identité ou une stratégie de survie (attention : vous le faites peut-être déjà de façon inconsciente).
- jouer au "blame game" : accuser, blâmer, c'est pas moi c'est l'autre, ou au contraire ce n'est pas l'autre c'est moi. Reconnaître la réalité pour ce qu'elle est, c'est à dire les faits et les ressentis : OUI.
Culpabiliser soi ou autrui : NON.
Il n'y a rien de pire pour perdre sa puissance personnelle, et en plus c'est totalement inefficace pour faire changer les choses
(30 ans d'identification au rôle de victime ET de bourreau, et de "blame game", ont juste fait de ma vie un enfer et m'ont empêché de commencer à aller mieux et à avancer dans ma vie).
CE QUI VA VOUS AIDER
- prendre conscience de ce que sont la violence et l'abus (relire ci-dessus et garder le "violentomètre" ci-dessous à portée de main pour s'y référer), et garder à l'esprit que ce n'est pas OK même si tous vos codes vous disent le contraire. Une autre réalité, bénéfique et saine, vous attend.
- demander de l'aide concrète, pratique, et dire stop ou vous mettre à l'abri immédiatement, si vous êtes actuellement dans une situation violente et abusive. Les relations violentes et abusives s'améliorent très rarement, et jamais du fait de l'abuseur ; et au contraire elles se dégradent et s'accentuent, à votre détriment. Vous devez absolument réagir maintenant ! Et ce n'est pas exagérer ou dramatiser que de faire cela. C'est juste que vos défenses naturelles sont extrêmement émoussées, altérées, et vos limites repoussées ou inexistantes, vu ce que vous vivez. Appelez le 3919 pour en parler avec quelqu'un.
- demander de l'aide auprès de professionnel.le.s de la santé diplômés d'Etat. Vous pouvez commencer par votre médecin généraliste, ou directement vous adresser à un.e psychologue (qui peut adapter ses tarifs fonction de votre situation) ou un.e psychiatre (consultations remboursées, parfois davantage axées sur le traitement par médicament, ce qui est d'un grand secours si vous en avez besoin ; parfois non, ça dépend totalement du "style" du.de la praticien.ne).
- demander de l'aide auprès de praticien.ne.s de technique dites "alternatives" et "non-conventionnelles", en complément.
Réveille-Joie ! propose des approches non-conventionnelles, énergétiques et intuitives, enracinées dans la spiritualité (aucune religion en particulier).
Les outils pratiques du Pardon Radical, ou encore des séances de ThetaHealing, ou d'Access Bars, peuvent vous aider. Ces approches m'ont beaucoup aidée moi, en complément d'autres approches, conventionnelles ou non ; et c'est pour cette raison que je les utilise aujourd'hui pour aider mes Client.e.s dans leur propre parcours de résilience.
Le Pardon Radical m'a libérée des blocages énergétiques liés à mes histoires douloureuses, et m'a aidée à désapprendre le paradigme délétère et lourd  victime / bourreau / culpabilité ; et à appréhender la vie comme un grand jeu de rôle où chacun.e est co-auteur.e du script et bénéficiaire des situations qui soutiennent l'évolution spirituelle et l'expansion de la conscience individuelle et collective. (Non je n'ai pas adopté les lunettes roses, ma lucidité en est même devenue meilleure !) (Outils écrits qui permettent un soin énergétique en autonomie.)
Le ThetaHealing m'a permis d'aller encore plus en profondeur dans la transmutation du plomb de la douleur de mes histoires violentes, en "or" sous forme de téléchargements des bénéfices, d'apprentissages, de qualités et vertus associés ; et de me défaire de mes schémas limitants, et d'en intégrer de nouveaux qui sont bénéfiques et porteurs pour moi. (Technique énergétique intuitive enracinée dans la spiritualité.)
Les Access Bars / Barres d'Access (consciousness) ont apporté une dimension énergético-corporelle et dégagée du mental, à mon parcours de résilience. Un toucher doux de 32 points sur la tête, qui correspondent à des aspects "clés" de la vie humaine ; pour en purger la charge magnétique et donc les informations anciennes, non-porteuses, limitantes qui s'y trouvent stockées (points de vue, croyances, habitudes). Résultat : relaxation et renouveau !
Dans tous les cas, pour choisir une approche, ou un.e professionnel.le de la santé ou un.e praticien.ne de technique alternative : faites confiance à vos sensations physiques d'abord ! Votre corps sait immédiatement, et plus sûrement, que votre mental. Si vous ne "sentez" pas quelque chose ou quelqu'un, si vous avez des sensations désagréables ou ressentez de la fatigue en sa présence : laissez tomber ! Même si cette technique ou cette personne a reçu de bons avis. Même si elle vous a été recommandée par une personne de confiance. VOTRE ressenti, VOTRE relation à cette personne, sont UNIQUES, VALIDES et LEGITIMES. Votre vie, vos ressentis, vos choix.
Si AUCUN.E approche ou praticien.ne ne vous convient : je vous invite à donner une seconde chance à cell.eux qui vous ont été recommandé.e.s par des personnes de confiance. Parfois notre être est tellement en alerte maximale qu'il rejette tout et tout le monde, y compris cell.eux qui pourraient vraiment nous aider à avancer.
J'ai confiance en vous.
Avec tout mon soutien & mon amour,
Véronique Blanchard
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